Proposition
d’Hydro-Québec (Novembre 2000)
En
novembre 2000, Hydro-Québec annonce aux adhérents du régime
d’assurance vie collective supplémentaire (AVCS) que de nouveaux taux
de prime seront effectifs le 28 décembre suivant.
Le taux à 0,23 $ par 1000 $ d’assurance gelé depuis 1993, année
correspondant à la fermeture du régime pour les nouveaux employés
admissibles, devait être majoré de 83 % à 0,42 $.
Ce taux en vigueur jusqu’en 2006 serait par la suite augmenté
par blocs de 5 ans à un rythme moindre mais de l’ordre de 35 %.
L’APRHQ
et les Syndicats (SPIHQ, SPSI et SSPHQ) protestent contre cette hausse
élevée et soudaine et ces derniers logent des griefs.
Des retraités adresseront également des protestations à
Hydro-Québec.
L’entreprise est réceptive à ces plaintes et rencontre la
coalition APRHQ-Syndicats qui a soumis préalablement un mémoire
conjoint sur le dossier AVCS.
Les
échanges entre les parties apportent des résultats puisque Hydro-Québec
décide de reporter en septembre 2001 la mise en application des
nouveaux paramètres du régime.
Les échanges sont toutefois de courte durée et prennent fin
sans qu’Hydro-Québec et la coalition s’entendent sur un compromis
satisfaisant.
Décision
d’Hydro-Québec (Juin 2001)
Le
26 juin 2001, Hydro-Québec avise tous les adhérents que des
ajustements ont été apportés à la solution mise de l’avant à
l’automne précédent et que les conditions modifiées seront mises en
vigueur en septembre 2001. Les améliorations sont :
réduction
de la prime par période de paie / 1000 $ d’assurance de 0,42 $ à
0,37 $
prolongement
de la période de garantie des primes de 10 à 15 ans
augmentation
de la participation financière d’Hydro-Québec de 8 millions $
à 20 millions
$ pour une période allongée de 10 ans à 25
ans.
Réactions
des Syndicats : griefs
En
août 2001, les Syndicats obtiennent une ordonnance de sauvegarde qui
maintient inchangée pour leurs membres adhérents la prime de 0,23 $
jusqu'au règlement des griefs.
La
décision unilatérale d’Hydro-Québec entraîne deux actions
distinctes : l’une enclenchée par les Syndicats pour référer
à l’arbitrage les griefs sur les modifications apportées au régime
et l’autre initiée par l’APRHQ pour saisir la Cour supérieure
d’un recours collectif.
Après
15 jours d’audiences de preuve et de plaidoirie par les procureurs des
Syndicats et d’Hydro-Québec, l’arbitre Robert Foisy rend sa
sentence en septembre 2004, favorable aux Syndicats SPIHQ et SPSI.
Hydro-Québec, n’acceptant pas le verdict de Me Foisy, s’est
adressée à la Cour supérieure pour obtenir une révision judiciaire.
Il appert que la Cour supérieure se prononcera sur cette requête
à l’automne de cette année.
Réaction
de l’APRHQ : recours collectif
La
requête par l’APRHQ pour demander à la Cour supérieure
d’autoriser le recours collectif sur l’AVCS est déposée en juillet
2004.
Cette demande est restée en suspens jusqu’en mai 2005, le
temps que la Cour d’appel rende un jugement sur la validité de la
procédure simplifiée de recours collectif qui était en vigueur depuis
janvier 2003.
C’est maintenant chose faite de telle sorte que la Cour supérieure
a convoqué les parties le 1er novembre prochain pour procéder
à la mise en état du dossier afin d’assigner un juge à l’audition
de la demande d’autorisation.
Opinions
Évolution
prévue pour les Syndicats (griefs)
À
court terme, les Syndicats et Hydro-Québec attendent le jugement de la
Cour supérieure sur la révision judiciaire.
S’il est favorable à Hydro-Québec, le dossier sera
possiblement fermé pour les syndiqués couverts par les griefs, à
l’exception de la rétroactivité de l’écart de primes due à
l’entreprise par les syndiqués; s’il est favorable aux Syndicats,
ceux-ci pourront parvenir à une entente avec Hydro-Québec; à défaut
de quoi, ils reviendront devant l’arbitre Foisy qui décrétera un règlement.
À
moyen et à long termes, les Syndicats et Hydro-Québec devraient considérer
le dossier AVCS fermé.
Évolution
prévue pour l’APRHQ (recours collectif)
La
situation risque de se développer tout à fait à l’inverse entre
l’APRHQ et Hydro-Québec.
À court terme un juge sera nommé pour statuer sur la demande
d’autorisation du recours collectif sur l’AVCS.
C’est à moyen terme que la demande d’autorisation sera plaidée
et c’est à long terme que, advenant que la Cour agrée à cette
demande, le procès aura lieu.
Le
comité AVCS est d’avis que la principale pierre d’achoppement dans
le dossier est le temps.
Recourir aux tribunaux pour régler un litige entraîne de longs
délais, toujours trop longs.
Hydro-Québec argue dans la sentence arbitrale rendue par Me
Robert Foisy que ce dernier a outrepassé son mandat parce qu’il
s’appuie sur des motifs de droit civil pour accueillir les griefs des
Syndicats.
Or ce sont les mêmes motifs de droit civil que l’APRHQ invoque
en Cour supérieure dans sa requête en recours collectif.
Le jugement de l’arbitre conforte l’association dans sa démarche
judiciaire.
Le
temps joue également en défaveur de l’entreprise parce qu’il
prolonge les disparités entre les taux de prime payés par les
ex-syndiqués ou syndiqués et les autres adhérents.
En septembre 2005, l’écart de déboursés depuis septembre
2001 entre un syndiqué et un adhérent non syndiqué ayant tous deux
une même protection de 100 000 $ atteindra 1 600 $.
Hydro-Québec fait face à un problème d’équité qui est réel
et s’amplifie, dû à une ordonnance de sauvegarde qu’elle doit
respecter.
Dans
un message transmis le 1er octobre 2001, le vice-président
Ressources humaines, monsieur Maurice Charlebois a pris l’engagement
de traiter tous les adhérents avec équité quand il a écrit : «Enfin
quelle que soit l’issue des griefs déposés par les Syndicats, soyez
assurés que l’entreprise traitera l’ensemble des assurés du régime
avec équité. »
Le dicton qui dit que le temps arrange les choses est mis à mal
dans ce dossier.
Un autre dicton enseigne qu’il n’est jamais trop tard pour
bien faire.
C’est ce dernier que le comité AVCS favorise.
Appel
à l’aide
Le
comité AVCS réitère au C.A. et aux membres de l’APRHQ que le préjudice
causé aux adhérents du régime lors de sa fermeture en 1992 n’a pas
reçu jusqu’à maintenant une réparation adéquate de la part d’Hydro-Québec.
Il garde donc le cap sur la poursuite du recours collectif même
si les délais avant d’obtenir un jugement définitif risquent d’être
longs.
Compte-tenu de l’effort prolongé à soutenir, le comité est
à la recherche de recrues pour participer à ses travaux et activités.
Au cours des deux dernières années, trois de ses membres ont
quitté le comité pour des raisons hors de leur contrôle et d’autres
ont dû modifier leur participation parce que leur engagement dans
d’autres activités réduisait leur disponibilité.
Tous
les membres actuels du comité maintiennent leur engagement mais
accueilleraient volontiers des forces fraîches pour combler les départs
et préparer la relève.
Si vous avez de l’intérêt pour ce dossier et de la
disponibilité pour participer aux activités du comité, veuillez téléphoner
au secrétariat de l’APRHQ, au numéro 514-289-2211, poste 4428 ou si
vous êtes à l’extérieur de la région de Montréal, au numéro
1-866-646-4428.
Yves
Tanguay, pour le
comité AVCS
Octobre
2005